La Provence Il accuse une juge de viol : 8 mois requis

Share Button

« Un idéaliste passionné » selon un psychiatre. « Un justicier dont on n’a pas besoin » pour le représentant du parquet. Quel qu’il soit, c’est un curieux personnage, un sujet de sa Majesté, qui a comparu détenu, hier, devant le tribunal correctionnel d’Avignon. John Hodgkinson, 61 ans, ex-prof d’Anglais au RSA, se revendiquant journaliste sans être titulaire de la carte de presse, mais surtout militant du Parti radical de France (un parti nationaliste confidentiel).

À la mi-décembre, cet homme qui se bat contre « tous les pédo-criminels » a collé des affiches comportant le nom d’une magistrate du TGI de Privas et l’accusant d’avoir violé des enfants au tribunal ! Sur le site internet dont il est directeur de publication, il a également diffusé une photo de cette juge et l’a traitée de « sorcière« .

Depuis le box, cet homme poursuivi pour dénonciation calomnieuse et outrage a expliqué au tribunal qu’il soulevait « une exception de nullité« . « On est dans le droit de la presse. Article 1, article 15 de la loi de 1881…« .

La présidente interrompt cet opportun et lui demande d’où il tient ses graves accusations. « Je ne vais pas dévoiler mes sources ! » (sic). Il rapporte, sans en apporter la moindre preuve, qu’une famille entière est venue le voir.

Retrouvez l’intégralité de l’article dans l’Edition Abonnés de ‘La Provence »

Laisser un commentaire