Négligences multiples, maltraitance, détournement d’argent public, absence totale de contrôle des établissements ou des familles d’accueil… C’est le terrible constat que font les auteures de ce documentaire, après deux ans d’enquête dans l’univers très opaque de la protection de l’enfance.
Lorsque l’on veut s’intéresser à l’aide sociale à l’enfance, on a l’impression de vivre une mauvaise farce. Ce qui a coûté plus de 7,5 milliards d’euros en 2011 aux contribuables ne nous empêche pas d’être scandalisé à chaque nouveau drame touchant des enfants. de nombreux faits divers étayent ce constat : un directeur d’association qui touche plus de 9000 € par mois de salaire en plus des milliers d’euros de frais personnels prix sur le budget de fonctionnement ; un pédophile, déjà condamné, engagé comme veilleur de nuit d’un foyer qui héberge des mineurs. et parfois des enfants qui meurent, victimes de mauvais traitements… Certes, il existe des travailleurs sociaux qui interviennent d’une manière admirable ; leur abnégation ne peut pas cacher les manques et l’inexis- tence de contrôles des établissements ou des familles chargés de cette protection de l’enfance. pendant deux ans, les réalisatrices ont enquêté pour mettre au jour ce que cache ce monde où l’opacité et la loi du silence sont des règles absolues. un constat révoltant : beaucoup d’argent a été dépensé pour un maigre résultat…
L’Académie de Nantes recommandait des ouvrages pour enfants à ne pas rapporter à la maison… pour ne pas choquer les parents. Repérée par des internautes, la page concernée, qui datait de 2006, a été retirée du site mardi matin.
Chaque année 130.000 mineurs sont placés en famille d’accueil ou en foyer. Une mesure de protection indispensable quand les familles sont défaillantes…Mais un système qui connait aussi de graves dérapages… Sur le terrain, les éducateurs se plaignent d’un manque de moyen. Et pourtant notre pays dépense près de 7 milliards d’euros par an à l’aide sociale à l’enfance… Une somme importante qui excite les convoitises
Plus grave encore, comment expliquer certains cas de maltraitance d’enfants dans une institution chargée de les protéger ? Pendant 2 ans Alexandra Riguet et Pauline Legrand ont enquêté sur cet univers où règne la loi du silence.
Une émission avec Beatrice El Bez et Peter Mooring sur la torture électronique, un sujet très méconnu de l’utilisation d’armes micro ondes dont les victimes sont des cobayes ou des personnes gênantes.
Le Dr Antony Kidman, père de la célèbre actrice, est décédé vendredi dernier après avoir fui l’Australie alors qu’il était accusé d’abus sexuels et d’assassinats d’enfants dans un réseau pédocriminel élitiste de Sydney.
Il y a un mois, Fiona Barnett a déposé une plainte auprès de le police australienne et à la Child Abuse Royal Commission contre Kidman pour des agressions sexuelles et physiques qu’il lui aurait fait subir durant l’enfance. Lorsque la Commission a ouvert une enquête, Kidman (qui était psychologue clinicien) a soudainement quitté, après 43 ans d’activité, l’Université de Technologie de Sydney et l’Hôpital Royal North Shore pour se rendre à Singapour… où il décèdera peu de temps après.