Un témoignage troublant sur un homme initié à la franc-maçonnerie voulant faire de sa fille un « être supérieur ». Un robot prêt à lui obéir au doigt et à l’oeil par un conditionnement extrême. Maude Julien ne parle pas directement d’abus rituels sataniques ni de troubles dissociatifs mais elle évoque des cicatrices sur ses cuisses et sa poitrine dont elle ignore l’origine…
Maurice Gendre sur Méridien Zéro revient brièvement sur l’article du Point.fr concernant l’enquête sur les voyages de Nicolas Sarkozy a bord du Jet privé de son ami Stéphane Courbit saisie avec 700 kilos de cocaïne.
« Nous n’assurons plus la sécurité des enfants dont nous nous occupons… Ils sont en danger dans nos foyers ! »
Ces propos glaçants sortent de la bouche d’éducateurs de l’Aide sociale à l’enfance (ASE), censée protéger les enfants lorsque leur famille n’est pas en mesure de s’occuper d’eux. Ainsi, en France, des enfants sont maltraités alors que l’institution est supposée les protéger !
Plus de cinquante ans après, Maude Julien se souvient encore du bruit du verrou, quand la grille s’est refermée sur elle. Son père venait d’acheter une bâtisse lugubre, fl anquée d’un parc, dans la région de Saint-Omer. Maude, alors âgée de trois ans, y vivra cloîtrée, sans jamais aller à l’école, sans jamais avoir d’amis. Enfermée mentalement aussi, car le patriarche veut faire de sa fi lle une « supra-humaine ». Elle doit apprendre à surmonter la peur, les privations, la douleur, la solitude pour être capable de réaliser la mission à laquelle il la destine. Longtemps plus tard, elle comprendra que son père, haut dignitaire d’une obédience maçonnique ésotérique, avait échafaudé un projet vertigineux dans lequel elle tenait le rôle central.
Son père avait pour elle un projet fou : en faire un être parfait. Pendant 15 ans, il l’a recluse dans sa maison. Maude Julien raconte pour la première fois les méthodes d’éducation et l’enfer qu’elle a vécus sous l’emprise de son père, un riche industriel du nord de la France. Un témoignage exclusif. C’est le portrait de la semaine par Thierry Demaizière et Léo Monet.