« L’amour est-il un crime ? »
C’est avec ce titre percutant qu’à la fin de l’année 1976, un écrivain pédophile prit sa plume pour sortir du bois et dénoncer à l’opinion la répression qui s’acharnait contre ses semblables.
La justice s’apprêtait alors à juger trois pédophiles emprisonnés depuis des années (aberration que ce système judiciaire français, toujours à cours de moyens, qui laisse croupir interminablement des « présumés innocents »), et c’est à cette occasion qu’un petit groupe de leurs amis décidèrent de sortir de leur habituelle réserve pour leur venir en aide et tenter d’appeler un chat un chat. L’écrivain eut les honneurs d’un quotidien prestigieux et il s’enflamma :
« Ce qui est néfaste, ce sont les contacts sexuels mécaniques, sans tendresse » plaida-t-il. Et de justifier que les contacts qu’il avait avec les jeunes filles sont une relation d’amour extrêmement féconde, et la source de la plénitude de la vie. Aimer un être, c’est l’aider à devenir celui qu’il est.
Il démontra que la relation amoureuse entre un adulte et un enfant est le grand moteur de l’éveil spirituel et physique des adolescents. Grâce aux pédophiles, les enfants deviennent vraiment eux-mêmes, se développent plus harmonieusement.
Il fallait arrêter de les poursuivre.
Cette semaine nous avons reçu le Dr Colin Ross, psychiatre qui a obtenu son doctorat à l’Université d’Alberta en 1981 et a terminé sa spécialisation à l’Université de Manitoba en 1985. Il est l’auteur de plus de 170 articles publiés dans des revues professionnelles, la plupart traitant de la dissociation, du traumatisme psychologique et du trouble de la personnalité multiple. Il est l’ancien président de l’International Society for the Study of Dissociation and Trauma et a été Boursier Laughlin de l’American College of Psychiatrists.
Les familles ont changé, les enfants et leurs parents également. Par ailleurs, l’étude de la psychologie de l’enfant bénéficie de nouveaux moyens de compréhension qui ont réajusté les connaissances. Cependant, certaines approches psychologiques, en lien avec la trame existentielle de l’enfant et de l’être humain en général, demeurent universelles échappant aux aléas des événements. C’est le cas des contes merveilleux. Toujours présents, sous des formes diverses, ces contes continuent de former les refuges les plus euphorisants et les plus fédérateurs. Ils sont des facteurs de résilience indispensables. La thérapie par le Conte créatif, que l’auteur pratique depuis une trentaine d’années, est une véritable création participative en harmonie avec ce constat et les valeurs de notre époque.
L’historienne Marion Sigaut devait donner une conférence dans les locaux de la faculté de lettres d’Aix-en-Provence le 17 avril dernier sur le thème : « Les enfants sous tutelle sous l’Ancien Régime : des secrets bien gardés ». Des « jeunes communistes » ont essayé d’empêcher cette conférence, mais elle eut finalement lieu en plein air, dans le parc Jourdan. Nous publions ci-dessous la lettre de Marion Sigaut au directeur de l’UFR de lettres, suivie d’un bref rappel du droit, ainsi que la vidéo de sa conférence.
Lors d’une émission télévisée, le réalisateur français a déclaré que le juge chargé de l’affaire Outreau était « quelqu’un que vous avez envie d’exécuter ».
Projection du film « Outreau l’autre vérité » organisée par CNA avec pour invités Serge Garde, Michel Gasteau, Bernard de la Villardière et la présence exceptionnelle et inédite du juge Burgaud.