« Quiconque se tait et ferme les yeux est coupable de complicité et de non-assistance à personne en danger »
Au nom d’une conception de la famille que nous refusons parce qu’elle maintient le secret sur les agressions sexuelles incestueuses, Femmes devenues mères, nous témoignons de l’injustice que nous vivons conjointement avec nos enfants.
Extrait du Dossier « Agressions sexuelles incestueuses dans un contexte de séparation des parents : dénis de justice ? » @ Copyright Collectif Féministe Contre le Viol – VIOLS FEMMES INFORMATIONS, numéro vert : 0 800 05 95 95 (appel confidentiel et gratuit pour la France métropolitaine, du lundi au vendredi, de 10h à 19h) – Site Internet.
Nous n´avons pas pour habitude de mélanger les genres. Nous avons suffisamment soutenu les magistrats et nous continuons d´ailleurs sans peine à le faire, comme nous le ferons, chaque fois que nous estimerons devoir le faire. Cela ne plait généralement pas à toute une faune associative pour laquelle « la justice est pourrie » , faune qui se garde bien cependant d´attaquer de front les faits et les décisions iniques de certains juges.
Personne ne les ignore ces décisions iniques, pas plus le monde associatif que magistrats, policiers, ministères et parlementaires, mais chacun se borne à faire la prude, sans jamais oser mettre les pieds dans le plat.
A ce jour, ce sont des centaines de femmes qui se battent dans une indifférence totale contre des décisions de justices contestables quand des médecins ont signalé des violences sexuelles sur leur enfant, de la part d´un mari ou d´un conjoint incestueux et pédophile. A chaque fois, c´est toujours le même chef d´orchestre qui mobilise des moyens contre elles, montrant au passage et si besoin était que les femmes sont encore maintenues dans des dépendances économiques et un isolement qui colle mal avec les rond de jambe de la « journée de la femme ».
LE SCENARIO EST IMMUABLE
Une femme a de forts soupçons d´abus sexuel sur son enfant.
Un médecin constate, la conforte dans ce soupçon et alerte la justice.
Le procureur prend les mesures de protection de l´enfant.
Un ou une juge suit le procureur et protège l´enfant.
Un second médecin confirme le diagnostic du premier.
Un ou une autre juge balaye les certificats médicaux et confie l´enfant au père soupçonné qui entre temps a reçu le soutien d´une officine spécialisée.
Le ou la juge commet un expert psychiatre ou un psychologue qui rend un avis exactement contraire à celui des médecins spécialisés.
La maman n´en peut plus.
Elle déprime et se bat dans toutes les directions et on la dit « folle »
Les associations censées l´aider lui réclament le remboursement des frais d´avocat ou l´entraîne dans des aventures aussi rocambolesques que celle des « mères en fuite en Suisse ».
Il arrive que la maman s´enfuit avec l´enfant.
Là elle est vite retrouvée, les prédateurs lâchent rarement leurs victimes, et elle est condamnée à de la prison pour non présentation d´enfant.
Affaire Alègre à Toulouse – AFFAIRE ALÈGRE – LE MAGISTRAT MIS EN CAUSE PAR LES EX-PROSTITUÉES ENTENDU, HIER, COMME TÉMOIN ASSISTÉ
Pour la première fois depuis que son nom est apparu dans le volet « mœurs » de l’affaire Alègre, Marc Bourragué, procureur adjoint de Montauban et ex-substitut du procureur de Toulouse, a été interrogé, hier matin, par l’un des juges d’instruction en charge de l’information judiciaire ouverte le 15 avril contre « Patrice Alègre et tous autres » pour « proxénétisme en bande organisée, viols, tortures et actes de barbarie et viols sur mineurs par personne dépositaire d’une autorité publique ».
Diffusé les 28 août 2003, 23 avril 2006 et 12 mai 2009
Le 15 août 1996, la Belgique et l’Europe entière découvrent le nom et le visage de Marc Dutroux. Ce jour-là, on retrouve deux fillettes : Sabine, 12 ans, et Laetitia, 14 ans, disparues l’une depuis deux mois, l’autre depuis une semaine. Elles sont vivantes, mais ont subi des abus sexuels durant leur détention dans une cave. Dutroux est déjà bien connu des services de police, notamment pour des actes de pédophilie. La liste de ses victimes est impressionnante. La Belgique s’interroge : pourquoi avoir remis en liberté Dutroux alors qu’il avait déjà, en 1989, enlevé et violé cinq jeunes filles ? Au terme d’un procès riche en rebondissements, il a été condamné à la prison à perpétuité.
Le prêtre pédophile avait abusé d’une centaine d’enfants.
Washington
de notre correspondant
L’ancien prêtre pédophile John Geoghan, à l’origine du scandale qui secoue depuis l’automne dernier l’Eglise catholique américaine, a été tué samedi dans sa prison du Massachusetts. Agé de 68 ans, il a, selon les enquêteurs, été étranglé par un de ses codétenus, Joseph Druce, 31 ans. Ce dernier, un néonazi haïssant les Noirs, les juifs et les homosexuels, est incarcéré à vie pour avoir tué un homme de 51 ans, il y a quinze ans. Il sera poursuivi pour ce nouveau crime, mais son sort ne devrait pas énormément changer : le Massachusetts n’exécute plus personne depuis 1947.