Antiogre Le père Don Fortunato: Un Homme d’Eglise qui luttait contre la pédocriminalité

Share Button

Cet homme d’Eglise de Sicile s’est lancé en 1996 dans la lutte contre la pédocriminalité quand lui et plusieurs autres sont tombés sur des sites pédopornographique alors qu’ils cherchaient le mot « sucette » à la demande d’une enfant (1). Avec l’aide de son association Telefano Arcobaleno, le père Don Fortunato s’est lancé dans la traque de ces sites criminels (1)(2). Entre 1996 et 2000, son association aurait ainsi dénoncé près de 2900 sites du monde entier.

En 1999, grâce à leur travail une grosse organisation pédocriminelle était démantelée au Brésil (1). Le père Don Fortunato et ses hommes ont ensuite permis (1)(2) l’arrestation d’un Russe domicilié à Milan, Kutnetsov, et qui semblait être l’un des plus grands criminels dans la pédopornographie en Europe. Son trafic impliquait la Suisse. Lors d’une perquisition dans une villa de Kutnetsov en Russie, la police a découvert une liste de noms de clients de toute l’Italie. Ceux-ci payaient au comptant pour ne pas laisser de trace. Dans la villa, ils ont aussi trouvé plus de trois mille cassettes mettant en scène des actes pédocriminels (1).

C’est le procureur Alfredo Ormani qui a dirigé l’instruction (1)(2). Les enquêteurs ont suivi pendant plus d’un an et demi le transfert des marchandises criminelles et les ont interceptés à la frontière. Après avoir copié les documents, des agents les ont livré aux domiciles des clients pour pouvoir les confondre. Bilan : 2600 films interceptés, 1692 pédophiles identifiés et 600 arrestations. En plus d’Italiens, des Français, des Belges, des Allemands, des Espagnols et des Anglais ont été identifiés. Parmi le matériel saisi, des vidéos mettaient non seulement en scène des viols et de la torture d’enfants, mais également des meurtres bien réels, un genre de vidéos spécifiques appelées snuff movies.

La magistrature russe a été dénoncée comme ayant étouffé l’affaire : Kutnetsov et deux de ses proches collaborateurs criminels ont très vite été relâchés (1). Du côté italien, la presse a évoqué la possibilité que des hommes politiques de haut niveau fasse partie du réseau, sans que cela se voie confirmer (1)(3). Par ailleurs, le procureur Ormani a dénoncé l’existence probable de soutiens politiques derrière ce qui constitue un véritable lobby pédophile. Il a par ailleurs aussi dénoncé l’absence incompréhensible de réaction des dirigeants devant la prise de conscience de l’existence de ces réseaux, alors que certaines mesures s’imposaient. La classe politique lui est évidemment tombée dessus (3).

L’association Telefano Arcobaleno a dénoncé la structuration de la pédocriminalité dans des réseaux d’ampleur internationale. Il y aurait en effet des mafias qui exploitent financièrement ces actes criminels. Des enfants seraient réduits à l’état d’esclaves sexuels par ces réseaux au sein de nos sociétés dites démocratiques et dévelop

1) « Le livre de la honte – les réseaux pédophiles », Serge Garde et Laurence Beneux, 2001, Le cherche midi

2) http://archiviostorico.corriere.it/2000/settembre/28/Don_Fortunato_prete_all_origine_co_0_00092811019.shtml

3) http://archiviostorico.corriere.it/2000/ottobre/31/sono_politici_dietro_lobby_dei_co_0_0010312069.shtml

pées (1).

 

Source: http://antiogre.overblog.com/2013/12/les-r%C3%A9seaux-en-italie.html

Laisser un commentaire