Nice Provence Réseaux pédophiles dans le Var : la Justice met en jeu sa crédibilité

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AMIDLISA est le nom de code donné par une femme gendarme qui dénonce anonymement sur internet des faits monstrueux de pédophilie qui se déroulent dans le Var afin de faire éclater l’affaire par les internautes et dénoncer la complicité des magistrats.
Allons droit à l’épouvante des faits relatés par AMIDLISA : « … des sacrifices de petits enfants raptés, violés, martyrisés, hurlant de douleur et d’effroi en appelant « au secours maman » en étant égorgés et décapités et parfois mangés selon ce qu’ont raconté les enfants G., acteurs violés à l’occasion de ces snuff-movies… »

Disons le, le premier sentiment qui vient à l’esprit est que pareille monstruosité et à cette échelle n’est pas possible, pas même imaginable. Certes, mais des faits d’une telle gravité demandent que soient effectuées de sérieuses investigations, soit pour désamorcer l’abominable rumeur, soit pour traquer impitoyablement d’odieux criminels et agir pour la protection de l’enfance.

Mais voilà, ce n’est pas un hasard que plus de deux-cent-cinquante personnes se sont rendues pour protester à l’audience de la Cour d’Appel d’Aix-en-Provence. Depuis le début l‘on peut s’étonner des décisions du procureur, en particulier dans les premières heures de cette affaire.

En deux mots : aucune instruction des accusations initiales de la mère qualifiée de « vaine plainte » en moins de 24 heures, tandis que son beau-père et elle-même seront ultérieurement poursuivis et condamnés pour dénonciation calomnieuse, sans que la Justice ait mené la moindre enquête pour vérifier ces faits dits calomnieux.

Tout commence le dimanche 7 octobre 2007. Le père divorcé qui a un droit de garde tous les quinze jours ramène les enfants à leur mère, Margaux 6 ans a un comportement bizarre « Elle était pâle, l’air hagard, décoiffée les yeux rouges et cernés. » Il résultera des questionnements que Didier lui avait fait un baiser forcé sur la bouche. Mais tout change chez une première psychothérapeute Mme La Vallée où Margaux admet que Didier « lui a mis son zizi dans la bouche ».

Pourtant les avis médicaux du Dr Bataille (qui semble jouer un rôle central dans toute cette affaire) trois semaines d’arrêt et test HIV, du pédiatre le Dr Néton mandaté par les gendarmes et convaincu qu’il s’est passé quelque chose, ne sont pas anodins. Surtout les enfants le matin même avaient « parlé » à la gendarmerie de Bandol. Son substitut J.-J. Gauthier a pris une ordonnance de retrait des enfants à leur mère alors même qu’ils confirmaient au Dr Bensoussan, mandatée par le procureur, que ce qu’ils avaient dit la veille au Dr Lavallée était vrai.

Tout cela donne une impression de précipitation, d’arrangements avec les règles de procédures, de parti–pris qui donne du crédit à des considérations de mise en doute des décisions de Justice. Comment se fait-il que le procureur auquel Sophie Giuli avait faxé ses numéros de téléphone pour être joignable, envoie illico onze gendarmes à l’Hostellerie de la Sainte-Baume où elle avait trouvé une chambre pour la nuit avant de se rendre, comme promis à ses enfants, à Eurodisney ? Et cela quelques heures après le rendez-vous avec le Dr Bensoussan qui voulait les revoir 8 jours plus tard les trouvant trop fatigués. Les gendarmes lui enlèvent manu militari ses enfants et elle se voit à chaque fois rétorquer « ordre du procureur de ne pas vous répondre ». Elle reverra ses enfants 83 jours plus tard !

Entre temps les enfants seront confiés de manière non contradictoire au père soupçonné !

Nous sommes tous citoyens. La Justice est censée être rendue en notre nom, nous ne reconnaissons pas — à ce stade — le sérieux, l’impartialité, la rigueur que l’on est en droit d’attendre dans une affaire aussi sensible.

La 7e Chambre Correctionnelle de la Cour d’Appel d’Aix-en-Provence doit se prononcer sur cette affaire le lundi 2 février 2015 à 12 heures. Le site AMIDLISA appelle à une mobilisation aussi importante que possible afin de montrer aux juges que les Français ne supporteraient pas le maintien de la passivité, ni même du silence sur ces dossiers aussi cruciaux.
Lundi 2 février 2015 à 12 heures, Palais Monclar, rue Peyresc, 7e Chambre Correctionnelle de la Cour d’Appel d’Aix-en-Provence.

Alain-Christian Drouhin

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