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MK-Polis Extraits du livre « Pour cause de Sécurité Nationale » – Cathy O’Brien & Mark Phillips

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© Éditions Nouvelle Terre « Pour cause de Sécurité Nationale » – Cathy O’Brien & Mark Phillips, 2015

« Où sont passés tous les enfants ? » sera le titre de l’article de Mark, qui se voudra explicite et révélateur pour The Out-post of Freedom. Il faudra cependant attendre avant qu’il ne soit publié, le temps que ce prototype de journal patriotique se monte et se finance. Le contrôle de l’esprit est tapi dans tout le secteur privé américain, et il touche beaucoup d’enfants. Le cas de Kelly est parmi les premiers à émerger devant les tribunaux, mais ce n’est sûrement pas le seul. Mark et moi avons connaissance de centaines d’autres cas.
 Des réseaux clandestins se forment à travers tout le pays pour s’opposer à la dévastation causée dans toute la société par la prolifération du contrôle de l’esprit façon « MK-Ultra ». L’indignation générale des citoyens face à un système judiciaire défaillant et à un gouvernement corrompu est censurée dans les médias grand public. Pendant ce temps, des enfants violés sont remis entre les mains de leurs «dresseurs» sur décision des tribunaux et «pour cause de Sécurité nationale». Cette injustice outrancière conduit à la formation d’associations aujourd’hui réputées comme « Believe the Children », « V.O.I.C.E.S. » {« Victims Of Incests Can Emerge Survivors »}, et « Justus Unlimited ». Des réseaux clandestins comme celui de Faye Yeager  permettent de mettre temporairement à l’abri des rescapés qui fuient leur violeur, et/ou la corruption du système judiciaire. Les tentatives du gouvernement de poursuivre Faye Yeager et toutes les persécutions connues du public qu’elle a subies n’ont en réalité fait que nourrir la détermination des rescapés et de leurs soutiens à entretenir des réseaux souterrains aussi cruciaux que celui de Faye. De plus en plus de ces réseaux nous contactent afin de comprendre comment il est possible de venir en aide aux victimes qui souffrent de troubles dissociatifs. Beaucoup de ces victimes retournent d’elles-mêmes tout droit chez leurs bourreaux, incapables de garder consciemment en mémoire ce qu’elles ont précédemment fui. Certaines seront assassinées. Notre téléphone ne cesse de sonner, et on ne fait que nous demander de l’aide à l’autre bout du fil. Bernadette McArthur, l’une des mères que Mark et moi rencontrons, a fait usage de ces réseaux clandestins pour s’enfuir du pays avec ses cinq enfants. Quatre d’entre eux ont été horriblement violés, et quand le système judiciaire a menacé de laisser la situation se perpétuer, Bernadette, alors enceinte, s’est enfuie avec eux pour la Turquie en 1988.

Ayant très habilement traversé l’Europe et le Mexique, elle s’est réintroduite en 1989 aux États-Unis par le réseau de Faye. Déterminée à réémerger et à « normaliser » la vie de ses enfants, Bernadette a fait une apparition à la télévision nationale et a commencé à révéler ce qu’elle sait. Pour garantir leur protection, elle s’est engagée dans les services du shérif et a grimpé dans la hiérarchie pour atteindre le grade de major. Cette mère incroyable a fait le maximum pour protéger ses enfants et assurer leur liberté ! Parallèlement, Bernadette a appris aux agents du bureau du shérif comment reconnaître les victimes du contrôle de l’esprit ou celles de rituels sataniques, ainsi que les sites où ces pratiques ont lieu. Ces accomplissements largement acclamés ont ouvert la voie pour d’autres, fournissant une porte dérobée à des fugitifs pour accéder à ces réseaux souterrains. En sauvant ses propres enfants, Bernadette a sans s’en rendre compte sauvé les vies et les esprits d’innombrables rescapés.

Une autre victime du contrôle de l’esprit en lutte pour sa survie nous contacte, affolée, depuis la Suisse. Elle affirme travailler pour les Nations Unies et se montre d’une intelligence exceptionnelle. Elle est à la recherche de stratégies qui l’aideraient à penser à survivre. Les victimes du contrôle de l’esprit ne peuvent pas plus penser à s’enfuir qu’elles ne peuvent penser à survivre : il leur faut une intervention extérieure. Pour arriver à survivre, elles doivent d’abord se libérer de leur famille de bourreaux et de leur environnement verrouillé, et cette victime-là ne faisait pas exception à la règle. Nous n’entendrons cependant plus jamais parler d’elle. Nombreux sont ceux et celles qui ont péri en tentant de se libérer des chaînes qui emprisonnent leur esprit.

(…)

– Où se situe le comté de Marin ? demandé-je. Ma géographie reste encore pauvre.

– Pas loin du Presidio , me répond l’adjoint Dave.

C’est là qu’Aquino avait été en poste, et dès 1987 il a été l’objet d’investigations concernant des soupçons d’abus sexuels sur les enfants de cette crèche. Le scandale de la crèche du Presidio est tristement célèbre, et même le juge de la cour d’appel a refusé d’effacer les mentions d’abus sexuels sur enfants de son casier judiciaire .

– Il se trouve qu’Aquino fait partie des administrateurs de la crèche, précise-t-il.

– Comment est-ce que le comté de Marin peut légitimement avoir un violeur d’enfant dans l’administration d’une crèche ?

Je suis estomaquée.

– Effectivement, les enfants du coin se posent la même question, me répond-il. La ville entière est sous le choc. Du satanisme, des violences faites aux enfants, des disparitions, du contrôle de l’esprit, des tribunaux qui pratiquent l’injustice. Je vous le dis tout net, ces gens sont dans la détresse la plus totale, ne serait-ce que pour gérer leur état de stress post-traumatique (ÉSPT). Vous pourriez leur enseigner des moyens pour tenir le coup, Mark. Et les informations que vous détenez pourraient les aider à comprendre pourquoi tout est systématiquement étouffé, et pourquoi Aquino est autorisé à faire partie de l’administration de la crèche. La compréhension de tout ça peut déjà les aider à survivre et même à se sortir de ce cauchemar.

– Je crois savoir qu’Aquino est en fait propriétaire du bâtiment où siège l’administration de la crèche du comté de Marin, ajoute Mark.

– Le Presidio est tout près du ’Grove’ (Boheminan Grove) , précisé-je alors que le tableau d’ensemble devient plus clair, même pour moi.

– Aussi près que Petaluma et Santa Rosa, les villes dont les enfants sur la photo sont originaires, explique l’adjoint Dave. L’affaire sur laquelle je travaille concerne une enfant sous emprise mentale qui accuse Aquino de l’avoir violée. Elle porte les traces du contact d’un pistolet à électrochocs et dit avoir été sexuellement violentée à Bohemian Grove. Et ce n’est qu’un début. Une mère, Denise Beaumont, est en plein procès devant le Grand Jury de Santa Cruz pour des violences faites à sa fille et des tentatives d’étouffement de l’affaire par le gouvernement. On a notamment procédé à l’envoi d’un énorme mailing à l’adresse de beaucoup des mêmes personnes de Washington que vous avez vous-mêmes contactées: de Louis Sullivan du Department of Human Services à la Maison-Blanche.

Le 3 février 1993, l’article de Mark «Où sont passés tous les enfants ? » paraît dans The Outpost of Liberty et se répand à travers tout le pays le jour même où nous devons prendre publiquement la parole à Santa Rosa en Californie. À notre sortie de l’avion à San Francisco, un drôle de type à la mise négligée nous attend, brandissant une pancarte portant nos noms, et nous accueille avec un « Bienvenue à Sodome et Gomorrhe ».

(…)

– Nous vous avons réservé une chambre d’hôtel juste à côté de celle de Dave Rossi. Cela fait plusieurs heures qu’il est arrivé. Je peux vous conduire directement à votre chambre, ou bien nous pouvons d’abord faire un arrêt à l’appartement de Carol. Elle aimerait vous parler avant que la conférence ne commence.

L’appartement de Carol Frank se situe dans un vieil immeuble d’un quartier résidentiel bourgeois de Petaluma. Une belle jeune femme blonde aux yeux bleus nous accueille chaleureusement. Carol vient de rentrer de son travail et est encore vêtue de sa tenue de présentatrice du journal télévisé. Grignotant elle-même une carotte, elle nous offre un thé.

– La première fois que j’ai entendu parler d’Aquino, ce fut lorsqu’une mère inquiète a contacté le studio pour raconter l’une des histoires les plus horribles que j’ai jamais entendues. Vous la rencontrerez. Elle s’appelle Denise Beaumont. C’est d’ailleurs elle qui a pratiquement tout organisé pour cette manifestation. Bref, j’ai mené mon enquête et je me suis rendu compte à quel point la pédophilie et le satanisme ont gangréné la région. Il ne s’agit pas seulement de gens de la cambrousse ou d’un étranger solitaire qui hante les bacs à sable comme je le pensais, ce sont bien les plus riches et les plus influents qui sont dans le coup. Nous avons même un juge, ici dans le comté de Marin, dont on dit qu’il s’adonne au satanisme ! Plus je cherchais plus je prenais conscience que ce que je n’avais jamais voulu croire est pourtant bel et bien réel.

(…) Définitivement déterminés et motivés à faire bouger le comté de Marin, Mark et moi retournons dans le centre. Mark dispense son savoir et sa sagesse avec compassion tandis que je vois comment la vérité ouvre les yeux et réveille les gens en masse. Ils prennent connaissance des tenants et des aboutissants du contrôle de l’esprit induit par trauma, et apprennent comment sortir indemne du cover-up de la CIA.

(…) Je commence à faire part de ce que je sais des coulisses du Nouvel Ordre Mondial concernant MK-Ultra, et je révèle que le soi-disant « pouvoir satanique » du lt.-col. Michael Aquino n’est en fait rien d’autre qu’une application scientifique qui suppose un pistolet à électrochocs. J’explique que la compartimentation de la mémoire correspond à un moyen élaboré par l’esprit pour ne pas sombrer mentalement face à des traumas trop horribles pour être compris, et que la rédaction par écrit des souvenirs permet de transmuter quelque chose d’émotionnellement inconcevable en quelque chose de logiquement compréhensible. La vérité qui m’a rendue libre peut libérer d’autres individus de leur peur, car c’est ce qu’ils ne connaissent pas qui fait le plus peur aux gens. Armé de la vérité, le comté de Marin peut à présent se lever pour le salut de ses enfants, celui de ma propre enfant, ainsi que celui de toute l’humanité.

(…) Physiquement exténués et émotionnellement vidés, Mark et moi restons silencieux pendant que l’adjoint Dave nous reconduit à notre hôtel en parlant avec excitation :

– Vous avez encore plus fait pour cette communauté que je ne l’aurais espéré. Et j’avais fixé la barre très haut. Il me semble qu’il faut que cette communauté ait été contrôlée par le biais de l’ingénierie sociale pour ignorer les atrocités qui émanent de Bohemian Grove et celles concernant Aquino et le Predisio. Maintenant que ces gens comprennent qu’ils ne peuvent pas attendre d’aide ni de changement de la part de leurs soi-disant « élus », il devient envisageable de refuser de les suivre.

– Quand c’est le peuple qui dirige, ce sont les dirigeants qui suivent, commenté-je comme je le fais si souvent.

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