Tout le monde a en mémoire les remous provoqués dans la presse par l’émission censurée de Thierry Ardisson du 3 novembre 2001, « Tout le monde en parle ». Les invités étaient, entre autres, Karen Mulder et Ophélie Winter. Paradoxalement, la production décida de censurer ce dont tout le monde parla à l’époque.
Jean Nicolas, journaliste d’investigation, et Frédéric Lavachery, responsable d’un collectif contre la pédocriminalité, se sont associés pour rouvrir le dossier de l’affaire Marc Dutroux. Pourtant, tout semblait avoir été dit. Dutroux arrêté, les corps des enfants retrouvés, l’affaire avait créé une onde de choc sans précédent en Belgique. Une « marche blanche » à laquelle s’étaient associés les médias, les politiques et la population avait réuni tout le pays Plus jamais ça. On s’était indigné, on avait voulu expier. Mais avait-on pour autant identifié tous les coupables et tous les réseaux connexes de l’affaire ? Nicolas et Lavachery montent au créneau. Les deux enquêteurs ont reconstitué méticuleusement le dossier de l’affaire Dutroux et pointent systématiquement toutes les défaillances de l’instruction. À un certain niveau, il apparaît que des politiques, des membres de la Couronne et des hommes de justice ont partie liée avec le trafic d’enfants en vue de parties fines. Du beau linge mouillé dans de sales draps. Comme l’annoncent et le démontrent les auteurs : « pas de doute, le Dossier Dutroux semble aller beaucoup plus loin qu’on l’a d’abord cru : c’est une affaire d’État. –Denis Gombert
Le Conseil a également fait part à France 3 de ses réserves sur l’émission « Paroles d’enfants » diffusée en mars et intitulée «Viols d’enfants: la fin dusilence». Si l’émission présentait une enquête étayée sur un sujet important (les pratiques sectaires pédophiles), deux éléments appelaient cependant une réserve: en premier lieu, la citation d’écoutes téléphoniques qui, sorties de leur contexte, pouvaient voir leur sens modifié ; en second lieu, les graves propos d’une magistrate concernant l’existence de charniers d’enfants en région parisienne lors du plateau qui suivit la diffusion du reportage.
Un réseau organisé de trafic d’images pédophiles sur plusieurs sites Internet a été démantelé hier en France. Au bout de trois ans d’instruction, le juge Pierre Creton, de Troyes (Aube), et la section de recherches de gendarmerie de Reims ont déclenché l’opération baptisée «Forum 51». Du coup, à 6 h 30 du matin, deux cent vingt militaires sont allés interpeller en même temps soixante-six suspects domiciliés sur vingt-sept départements, dont l’île de La Réunion.
Un reportage de Anne Gintzburger, Frédérick Lacroix et Laurence Beneux [DR] Pour des raisons de droits cette video n’est pas disponible sur notre site.
Pourquoi la justice ne fait-elle presque rien pour arrêter les pédophiles ? L’an passé, un CD rom contenant des milliers de photos d’enfants abusés a été remis aux juges dans plusieurs pays européens. Des mères y ont reconnu leur fils ou leur fille. Ce reportage cherche à comprendre pourquoi l’enquête n’a pas progressé malgré des indices troublant.
En février 2000, on découvrait en France l’existence d’un CD Rom pédophile rassemblant des milliers d’images pornographiques mettant en scène des mineurs. Ce CD Rom avait été découvert chez un pédophile hollandais du nom de Gerrit Ulrich, assassiné depuis. Des images insoutenables qui montrent que les enfants sont victimes d’u n trafic comparable à celui de la drogue.
La chaîne cryptée Canal Plus propose une investigation très poussée sur le dossier du cédérom dont l’Humanité avait révélé l’existence. Les réseaux pédophiles et leurs étranges protections au centre du scandale.
Et la France ? Alors que le monde découvrait avec horreur l’affaire Dutroux en Belgique, quatre opérations de police ont ciblé les pédophiles dans l’Hexagone. Premier coup de filet, en avril 1996. Nom de code : opération Toro Bravo. Quinze mois d’enquête à partir de la saisie d’une cassette chez un cadre parisien, pour débusquer un réseau impliquant soixante-douze personnes. À sa tête Caignet et Vuillaume.
Gérald MARIE, ex dirigeant d’Elite Europe, est accompagné par Loan CHABANOL et de Laura CISNEROS qui sont des mannequins. Extrait de musique off à leur arrivée. Il est accusé par un journaliste qui s’est fait passer pour un photographe de mode. Un reportage de ce journaliste à la BBC a déclenché la polémique. Thierry ARDISSON décrit les images de ce reportage. Gérald MARIE évoque l’affaire en se défendant de toutes les accusations. Linda HARDY qui a été mannequin chez Elite n’a jamais constaté ce genre de dérive. Réaction des deux mannequins
Donal MacIntyre goes undercover as a fashion photographer to investigate the fashion industry and how it operates, and the exploitation and abuse of young models, particularly those aged between fourteen and seventeen, often by the very people who are supposed to be looking after them. MacIntyre uncovers abuses by some of the top figures in the Elite fashion organisation, as well as amongst the PR’s and chaperones of Milan and Paris who ply the girls with drink and drugs and get money for each girl they can persuade to go to certain night clubs and functions by men intent on seducing them.