Le fruit de nos entrailles

Reportage Le fruit de nos entrailles

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Le Fruit de nos entrailles : documentaire de Maria Poumier, 60’02 sur le marché de la stérilité, l’industrie de la procréation artificielle, l’abjection de la GPA. Avec Farida Belghoul, Roger Bongos, Lucien Cerise, Francis Cousin, Dr.Jean-Pierre Dickès, Père Olivier Horovitz, Béatrice Pignède, Sébastien Renault, Claire Séverac

Quel est le sujet de votre film ?

Le boom effrayant que connaît en ce moment le baby business, et sur ce qu’on nous cache… Théoriquement, la Grossesse Pour Argent est interdite en France depuis 1994.

Cette interdiction est-elle respectée ?

Les pressions des lobbies marchands et  occultes sont énormes. Premièrement, on nous empêche officiellement de savoir que ce sont les mêmes qui développent des programmes de stérilisation forcée partout dans le monde et qui parallèlement travaillent à la légalisation des méthodes artificielles pour fabriquer des gosses : business is business ! Les fonctionnaires internationaux en charge de la santé publique sont sans scrupule. Ce processus met en scène non seulement des savants fous, des avocats sans foi ni loi, des laboratoires cupides et des médecins véreux, mais également les plus hautes instances internationales, et des organismes labellisés « humanitaires » censés défendre les « droits reproductifs », sinistre antiphrase.

Comment expliquez-vous l’essor de ce commerce immonde?

Le boom actuel repose sur la combinaison de plusieurs facteurs : désespoir de femmes riches qui, ayant détruit leur appareil reproductif par une existence dissolue découvrent sur le tard une furieuse envie de bébés qu’elles comptent bien satisfaire à tout prix, en versant le prix fort  ! Désespoir de femmes pauvres prêtes à prostituer leur utérus pour financer l’achat d’une maison ou tout autre projet « essentiel » pour bâillonner la voix de leur conscience… L’offre déjà surabondante de mères indignes et la concurrence des tarifs entre pays riches et misérables entament les profits des agences, bonne nouvelle !

Enfin, les invertis, stériles pour cause d’homosexualité, sont la proie idéale convoitée par les affairistes. Ceux-ci héritent du savoir-faire des trafiquants d’embryons, de fœtus et d’organes, d’orphelins – ou déclarés tels ! – raflés sur les champs de bataille, des violeurs et pédocriminels qui alimentent les réseaux de la prostitution et de la pornographie.

N’est-ce pas de l’esclavagisme ?

C’est la même logique ! Les esclavagistes de jadis étaient les premiers à avoir pratiqué la mondialisation du commerce des hommes, des femmes et des enfants, plus précisément des Africains.

Les néo-esclavagistes ajoutent à tout cela des techniques inédites d’ingénierie sociale, de manipulation mentale, d’intoxication par la propagande, d’induction sournoise à la toxicomanie par les fantasmes narcissiques. Autre gros détail qu’on nous cache soigneusement : les produits de la rencontre forcée en laboratoire de gamètes surgelés puis décongelés et trimballés parfois à l’autre bout du monde deviennent des gosses atteints par toutes sortes de maladies et quelque peu autistes …

Pourquoi vous êtes-vous limitée à n’interroger que des Français ?

J’aurais voulu aller enquêter en Amérique latine, dans certains pays où ce trafic est particulièrement cruel et voyant. Mais aucune chance qu’un organisme public veuille bien financer ce reportage. Je me suis adaptée à notre manque de moyens. C’est dommage parce que je connais bien ces pays. En revanche, j’ai découvert qu’en France, déjà, la GPA au noir se pratique jusque dans la province profonde : Africaines en transit le temps d’accoucher sous une fausse identité, des Arabes mais aussi des Françaises se font inséminer en Espagne, puis accouchent « sous X ». A cet enfant, un « parent » d’intentions douteuses se présente pour l’adopter … Des Ukrainiennes et des Russes sont aussi de la partie…

Vous en avez aussi tiré un livre ?

Oui, un livre collectif que je prépare. On y découvrira aussi la tartufferie d’une bonne partie des juristes, le cynisme sans fond de certains ministres de l’Education Nationale. Ils ont besoin du mariage gay et du gender  pour faire exploser la demande. Notons au passage les pressions inadmissibles de la Cour européenne des droits de l’homme pour faire légaliser ces pratiques sordides. Vous découvrirez dans ce livre qui garantit l’impunité de ces monstres.

Comptez-vous finalement vous rendre en Amérique Latine ?

Oui, si la FAPEC trouve les fonds… C’est du peuple que dépendra la qualité de nos travaux. Nous n’avons pas d’autre solution que d’appeler le peuple à la rescousse. Il n’y a que le peuple pour financer cette recherche par l’intermédiaire de la FAPEC. Que tous ceux qui veulent aider dans ce sens nous écrivent : contact@jre2014.fr

 Si, de plus, certains peuvent témoigner, ou me fournir des enquêtes personnelles, je suis toujours preneuse. Il faut que la vérité sur ce trafic inhumain et dangereux pour la civilisation soit dite et soit connue !

Béatrice Pignède compte au nombre de vos interlocuteurs dans ce documentaire, n’est-ce pas ?

Oui, et nous voulons lui rendre hommage en exprimant à ses proches nos plus sincères condoléances. Nous regrettons son départ, estimant que sa contribution dans ce monde était précieuse.

Propos recueillis par Farida Belghoul

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