(Moi Aussi Amnésie) /!\ Pédocriminalité quasi-impunie en FRANCE : Message d’ALERTE lu à l’ONU le 21 mars 2019 ! Envoyé par l’association #MoiAussiAmnésie

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par Mie Kohiyama | 21 mars 2019 | Actualités

Chères amies et chers amis,

Nous sommes parvenus à faire passer un message sur les violences sexuelles faites aux mineurs, au nom de l’association Moiaussiamnésie qui a été lu aujourd’hui devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU Genève

Merci à Ghazi Matta de l’ONG United Towns Agency for North-South Cooperation UTA (qui lutte pour les personnes en situation précaire) d’avoir relayé notre message que voici:

“L’UTA souhaite attirer l’attention du Conseil des droits de l’Homme sur les viols des enfants. En France nous déplorons une impunite quasi totale en matière de pédocriminalité.

130.000 filles et 35.000 garçons sont victimes de #viols et de tentatives de viol chaque année en #France. 4% portent plainte et moins de 1% de l’ensemble des viols aboutit aux Assises. Selon les experts, cette situation favorise la récidive.

Toutes les associations de protection de l’enfance appellent à l’instauration d’un Seuil d’âge en dessous duquel tout acte sexuel (pénétration) commis par un adulte sur un enfant sera considéré comme un viol. La loi Schiappa a échoué à le mettre en place en août dernier. La législation française peine à suivre la Convention internationale des droits de l’enfant….

Nous demandons l’imprescriptibilite des crimes sexuels sur mineurs comme en Californie, Suisse ou Chili et la prise en compte de l’impact psychotraumatique des #viols dans la loi en intégrant l’amnésie traumatique comme un élément suspendant la prescription. Une victime de viol dans son enfance qui se souvient devrait pouvoir porter plainte malgré l’expiration du délai de #prescription. L’ amnésie traumatique est un des piliers de l’impunité de la pédocriminalité.

Nous demandons l’application de la mise en oeuvre multilatérale de la déclaration de Vienne , le programme d’action et l’article 21 de la Charte des Nations-Unies sur les droits de l’enfant. Nous réclamons l’application effective et des ressources pour y parvenir”.

Le message lu va être envoyé par l’ONU, en l’occurrence par le Conseil des droits de l’homme à la France en tant qu’Etat membre via sa représentation à Genève : la Mission de France auprès de l’ONU.

Cette dernière devra normalement répondre puisqu’elle aura été saisie.

Un pas symbolique de plus dans notre combat.

Belle après midi.

Mie Kohiyama pour le groupe MoiAussiAmnesie

 

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