(Blog Médiapart, Caprouille) Dimitri Delay: Lettre ouverte à Thierry Delay Qui m’a engendré, violé, torturé et livré à la misère

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Il paraît que j’étais ton préféré.

Pourtant, tu m’as violé, tu as commis sur moi toutes sortes d’actes de barbarie, tu m’as vendu et tu t’es rangé du côté de ceux qui m’ont traité de fou et de menteur.

Tu as eu plusieurs occasions de dire la vérité, d’expliquer comment et pourquoi tu avais commis toutes ces horreurs, pour lesquelles en partie tu as été puni. Mais tu ne l’as pas fait. Pourquoi ????

Famille Delay avant l'arrestation
Famille Delay avant l’arrestation

 

Pourquoi n‘as-tu jamais dit la vérité ? Pourquoi as-tu couvert  tes complices ?

Tu as dit que je ne mentais pas!

En visio-conférence en juin 2015, lors du procès de Rennes, tu as dit que je ne mentais pas ! Pourquoi ne dis-tu pas la vérité pour tout ce qui s’est passé ?

J’ai appris que tu étais sorti de prison. Tu es protégé paraît-il. Moi, je suis dans ma prison depuis le premier jour où tu m’as violé. Personne ne me protège. Je suis à la rue, j’ai souvent faim, froid. J’erre de squat en squat. Je suis pourtant courageux et je sais faire plein de choses de mes mains, mais l’horreur de mon passé me poursuit. Je suis comme prisonnier de ce que tu m’as fait subir, toi et tes complices.

Je n’ai pas de toit, pas de situation professionnelle, pas d’avenir. Toi, tu touches une allocation de réinsertion, tu es soigné aux frais de l’Etat (cet Etat qui ne m’a pas rendu justice) pendant que je galère pour manger un bout de pain ou que j’endure des rages dentaires que je ne peux pas faire soigner. J’ai faim, j’ai froid, j’ai mal pendant que toi tu es au chaud, le ventre plein et bien entouré. C’est ça la justice de mon pays. Elle est ainsi car tu as tout fait pour protéger tes complices au lieu de penser à nous, à moi, chair de ta chair.

Des pensées noires m’envahissent quand je pense à toi, mais la loi ne me permet pas de les exprimer. La vie va se charger de te faire subir ce que j’aimerais faire de mes propres mains. Tu serais souffrant d’une sclérose en plaques. Savoir que tu meurs à petit feu est une maigre consolation. Peut-être est-ce encore un mensonge pour dissuader de potentiels justiciers ?

Tu as encore la possibilité de tout balancer, de te racheter, de changer mon destin que tu as bien pourri: dis la vérité!

Si tu lis cette lettre, j’espère qu’elle te fera « Tilt ».

Dimitri

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